LA
VACUITÉ DE L’ESPRIT
Mais où sommes-nous en ce moment? Où es-tu en ce moment? Cette jeune fille est-elle là? Comme j'aimerais pouvoir entendre chacune de vos réponses!
Je suis dans mon corps. Je suis toujours dans mon corps. L'endroit où je me retrouve n'a pas d'importance. La perception que j'ai de cet endroit et de l'expérience que j'en fait ne dépend que de mes perceptions. Ce moment n'est réel que pour moi, que dans mon esprit. Ça vous paraît invraisemblable, hein!
Ce qui est
n'est réel qu'au moment où il est, l'instant présent, que dans mon esprit.
L'expérience est tangible au moment où elle est, sans plus. En dehors de cet
instant, elle n'est plus. Elle devient irréelle, illusoire,
non-existante...
Itinérant
lorsqu'il se promène d'une pensée à l'autre, mon esprit ère à la recherche
d'une miette d'attention... d'attention inappropriée et destructrice. Il veut
se saisir de moi pour rendre faussement une expérience tangible qui
n’appartient qu’à Dieu. C’est pourquoi les penseurs contemporains nous ont
rapporté l’idée du « lâcher prise ». Notre vie ne nous appartient
pas. Elle appartient à Dieu.
Alors,
nous ne pouvons tenter de la saisir sans bloquer l’énergie de la vie en nous et
vivre de façon malsaine. Si nous appartenons à Dieu, c’est à lui de faire le
travail, pas nous. Notre seule mission sur terre est de réussir à laisser la
vie circuler librement à travers nous. Et nous nous cassons la tête à savoir
quoi faire de notre vie, lolll… C’est si simple, si facile. Mais c’est si
valorisant aussi de chercher et de trouver…
Plutôt que
de poursuivre la construction de mon âme et de m'harmoniser
avec, cette recherche d'attention malsaine de la part d'un Je malsain et
"coquin" amène celui-ci à vivre entièrement dans l'illusion et à
quémander constamment, à la recherche d'une existence auprès d'un entourage qui
n'existe même pas! Me suivez-vous?
Je
n'existe qu'au moment où la seconde passe sinon que je n'existe pas. Je
n'existe que dans l'esprit d'un Je inexistant si ce Je ne fait pas un avec son
âme et l’essence de la nature (Dieu).
Qu’on me
croit malade, paumé et dépareillé comme un âne sans oreille ou pire encore,
comme une âme sans merveille... Aujourd’hui, je m’en balance. Pi ceux qui ne
sont pas content… heheheee… Non, Non, bébé, faut pas que tu le dises… Je
voulais dire que je m’en balance avec humilité.
Nous
vivons une vie ordinaire dans un corps bien ordinaire que nous voudrions
extraordinaire. Et si c’était le cas, nous n’en serions pas plus heureux. La
vie est. Elle n’est pas merveilleuse ou extraordinaire. Elle est en toute
simplicité. Mais nous ne la voyons pas, voilée par la mer de nuages de l’ego
(du mental). Alors, nous interprétons le bonheur comme étant : Agitation,
excitation, passion, rires, soulagement, etc. Ce ne sont là que des illusions.
Ahhh! Bein c’est plate! J’veux pas être heureux d’abord.
Mais non,
mais non, le vrai calme et la vraie stabilité de l’esprit et donc de notre vie,
ne sont pas déplaisant du tout. Bien au contraire, ils sont les principaux
éléments de la libration de notre prison intérieure. L’agitation, l’excitation,
la passion, les rires, le soulagement peuvent nous sembler plaisant, mais ne
nous libèrent pas. Ils reportent à demain notre libération, sans plus et nous
font croire qu’ils sont la réalité. Ils ne sont qu’illusions, car nous en avons
toujours besoin d’un peu plus pour conserver notre bonheur. Une illusion finit
toujours par s’éteindre.
L’ego est
un amas de mécanismes de protection qui a comme objet primaire de nous
protéger… mais qui reste imprégné en nous tant que les émotions souffrantes de
la blessure dont ce mécanisme nous protégeait n’est pas libéré. Pourtant nous
continuons de croire par ignorance que l’extérieur nous rendra heureux. Ce qui
est faux. La satisfaction et le contentement intérieurs modulent au moment
présent de notre existence un extérieur heureux. Tous ceux qui essaient d’être
heureux en appliquant le processus inverse se plantent. C’est impossible. On ne
peut tout de même pas se prétendre fort au point de modifier le fonctionnement
de la nature.
Hummmm! Chu tellement
heureux!
Oui, mais
moi je ne crois pas cela moi, qu’il faille évoluer dans la souffrance! Non, ce
n’est pas ce que j’ai dit. Plus nous cessons de résister à la souffrance en
l’acceptant et en la vivant, plus elle est facile à vivre et prend librement
les sillons de la nature. Ainsi, le mouvement de la nature prend forme dans
notre vie et synchronise ce que nous différencions pour le visualiser :
Vie intérieure et vie extérieure.
Toute
l’histoire de l’humanité n’existe qu’à l’intérieur de cette seule fraction de
seconde. Ainsi en est-il de la réalité et de la force et du pouvoir du moment
présent.
Donc,
qu'on ne me casse plus les pieds en me disant que je ne suis pas dans la
réalité, car la réalité n'existe pas!
Ce qui a
créé la vie n’ait saisissable que dans l’essence du moment présent, seul lieu
d’un véritable bonheur. Alors, psttt, psttt, par ici : « Ne
cherchons pas Dieu ailleurs. Il n’y est pas. »
Bonjour! Je cherche
désespérément Dieu
et son hostie de bonheur! Pouvez-vous m’aider?
Comme nous
ne pouvons figer le temps, nous ne pouvons figer le cours et l'évolution de la
vie et de notre existence. Ce que nous sommes aujourd’hui, nous ne l’étions pas
hier et ne le serons pas demain. Notre force est et n'existe que dans
cet instant. Alors, qu'est-ce qui existe réellement et qu'est-ce qui est
illusion?
Mais tout
ce que nous faisons qui n’est pas terre à terre, vertueux, sain et en vibration
avec cette seule seconde est vain et irréel. C’est pourquoi l’esprit et la vie
sont vacuités et non-saisissables. Enfin, je ne détiens pas la vérité, mais je
le crois sincèrement.
Et n’oublions pas d’écouter notre enfant intérieur (souffrance et essence de la vie) qui nous ramène constamment à cette seule seconde réelle de l’existence.
Je nous souhaite à tous
que la vie nous soit bonne!
Gilles