Accueil
Présentation
Créateur du site
Pensée du jour
Mes écrits
Autres écrivains
Poésie
Humour
Photos
Mes liens
Commentaires visiteurs
Signez mon livre
d’invités
Courriel


Godbout,
dans son texte intitulé « Le bonheur n'est pas dans le cyberespace », s'adresse
à un public de jeunes professionnels instruits, mais pas nécessairement
intellectuel. Il dénonce une société de croyants naïfs, notre société. Selon
lui, les nouvelles technologies servent à modifier nos comportements, nous
rendant impatients, par exemple, impatients de consommer, servent à nous
isoler, ainsi qu'à mieux nous exploiter. Par exemple, « la multiplication des
chaînes de télévisions et des sites Web isole et spécialise. » Les gens
deviennent donc plus individualistes. En ce sens, Godbout dénonce le mensonge
des publicitaires. « L'internaute n'est pas celui qui voyage, mais un
individu vissé à son siège. » « Nous sommes ici pour créer des
besoins », disait à Godbout, un étudiant des hautes études commerciales
travaillant pour le gouvernement fédéral.
En donnant ainsi son opinion,
Jacques Godbout suscite une réflexion sur la nouvelle tendance des valeurs
sociales. Il cherche à nous convaincre de ne pas oublier l'amour, la famille,
le soleil, le plaisir de tous nos sens. Il veut nous faire voir les deux côtés
de la médaille: technologies pratiques, oui, mais à quel prix? Les nouvelles
technologies nous ouvrent des champs de recherche scientifique et des systèmes
de communication efficaces. Cependant, elles favorisent aussi une
surconsommation en créant des besoins, rêve de tout capitaliste averti.
« La pensée magique l'emporte sur l'esprit critique. »
Les
nouvelles technologies ont donc des effets négatifs pour les gens de toutes les
couches de la société. Nous en retrouvons des séquelles dans le système de
l'éducation par exemple, avec l’idéalisation et l'utilisation de l'ordinateur
comme moyen privilégié d'apprentissage. Le réseau Internet en classe
deviendra-t-il l'équivalent des arcades? « L'enfant retient moins bien ce
qu'il décrypte sur l'écran que ce qu'il déchiffre dans le livre. » Les
nouveaux « pushers » de l'an 2000 ne seraient-ils pas Bill Gates et
Cie? Ces nouveaux gourous ne cherchent-ils pas à former et à cultiver des
robots, dont la culture et la connaissance ne servent plus à définir sa propre
identité mais à devenir une image prédéfinie d'avance? N'oublions pas que les
commerçants nous vendent des ordinateurs au nom de la culture.
L'ordinateur
encourage une certaine paresse. Il nous donne l'illusion de l'évasion. Il
devient un télé-achat. Il n'y a plus de différence entre le centre d'achat, le
bureau et la maison. Nous vivons maintenant dans des « maisons
intelligentes ». Godbout se refuse à devenir prisonnier d'une technologie
qu'il trouve déshumanisante. Voici en terminant ses dernières paroles:
« Je veux vivre, mais je sais que le temps et même la lenteur sont porteur
de sagesse. »
COMMENTAIRES SUR LE TEXTE DE: GODBOUT, JACQUES, L'Actualité,
février 2001, p.42-44.
J'ai
fortement apprécié le texte de Jacques Godbout sur l'évolution technologique,
parce qu'il me rejoint dans mes valeurs fondamentales. Ayant moi-même
expérimenté une certaine compulsion avec l'Internet, technologie qui avait pris
la place de la télévision dans mon cas, je m'abandonne assez facilement à cet
écrit. L'ordinateur nous donne l'impression, l'illusion, de nous cultiver
davantage; mais qui prend vraiment le temps d'approfondir un sujet en
particulier sur l'Internet? Une minorité à mon avis. Nous assistons plutôt à
une acculturation sociale. C'est si facile de passer d'une chose à une autre,
voir même d'une personne à une autre.
Nouvelles
technologies comme moyen d'évasion, oui ou loi de la facilité. Ces petites
dernières, toutes mignonnes, nous invitent à des plaisirs intellectuels nous
coupant des plaisirs de tous nos sens, de notre instinct même. Je n'ai pas
d'enfants en ce-moment, sinon, celui de mon amoureuse. Néanmoins, je ne peux
concevoir d'élever un enfant dans des valeurs hyper-intellectuelles au prix de
valeurs manuelles qui sont nécessaires à l'équilibre de l'enfant et de
l'adulte. Je trouve si important de développer un équilibre entre l'action de
type intellectuel et l'action de type manuel.
Je suis
d'accord avec Godbout lorsqu'il dit que la technologie crée des besoins
superflus, voir même irréels, non-existants, correspondant à un besoin
d'évasion, de fuite la réalité. La réalité de jouer dans le sable ou dans la
neige, de prendre du temps chaque jour pour jouer avec son enfant, serait-elle
dépassée? Il ne faut pas se le cacher, ces nouveaux "techno-robots"
servent de gardiennes pour nos enfants. Enfin, un temps de répit pour les
parents qui ont travaillé si fort aujourd'hui.
Je n'étais
pas moins heureux et moins intelligents, durant mon enfance, n'ayant pas ces
technologies, que les enfants actuels qui consomment de ces nouveaux
"extra", Internet et jeux vidéos. Et ceux qui n'en consomment pas,
devrait-il avoir une plus basse estime d'eux-mêmes? Aussi, ne nous le cachons
pas, l'ordinateur et l'Internet à l'école servent parfois de gardiennes ou de
loi de la facilité pour les enseignants? En abuse-t-on?
Toutefois,
ce que je reproche à Godbout, c'est de n'en rester qu'à une critique sociale.
Nous ne pouvons en rester là. Sensibiliser les gens pour leur faire voir une
réalité est une chose, mais n'est aussi que le début du travail. Après vient
l'acceptation de cette fausse réalité, tout comme l'alcoolique dans les AA qui
doit admettre qu'il est alcoolique. Sommes-nous capable d'admettre, s'il y a
lieu, que nous sommes dépendants de la technologie, et ainsi retrouver des
plaisirs et des loisirs plus traditionnels?
Je trouve
que les dirigeants économiques et politiques de la société sont en train de
créer une société "d'enfants adultes" ayant de la difficulté à faire
des choix plus adéquats; à faire des choix par eux-mêmes. L'abus technologique
nous empêche de penser et nous coupe de nos émotions, de nous-mêmes. Un jour,
si j'ai un enfant, j'espère ne jamais perdre le goût de jouer avec lui. Je
souhaite, comme je le souhaite à tous, que nous restions maîtres de nous-mêmes,
de nos pensées, de nos idées, de nos rêves, que nous puissions encore
"choisir nos rêves".
Il ne suffit
pas de critiquer, mais de faire le travail nécessaire sur nous-mêmes pour
lutter contre le "faux-capitalisme". Ainsi la synchronisation entre
nos besoins d'évasions et la soif de pouvoir et d'argent de nos dirigeants
politiques et économiques s'estompera. Critiquer oui, en rester là, non, cela
est stérile et vide de sens. Accepter de passer par le charme de la transformation
intérieur, oui, nous pourrons ainsi redevenir maître de notre vie. Les fausses
joies de vivre, les rencontres virtuelles et illusoires sur l'Internet, je
trouve que ça fait pitié, et je trouve ça déshumanisant, tout comme Godbout. La
joie de vivre, de se coller, de rire et de pleurer avec l'autre, de marcher
dans la nature, de faire l'amour, de faire du vélo, de faire l'effort de sortir
de sa solitude pour entrer en contact avec l'être humain, s'il reste humain,
pouvons-nous retrouver cela sur le "Net" ou dans la "vidéo
poker"?
Accueil
Présentation
Créateur du site
Pensée du jour
Mes écrits
Autres écrivains
Poésie
Humour
Photos
Mes liens
Commentaires visiteurs
Signez mon livre
d’invités
Courriel