LE MAGASIN EST FERMÉ

 

 

Une femme est assise dans le hall d'entrée d'un magasin de vêtement. Elle contemple les radieuses robes n'arrivant à se décider. Elle pèse le pour et le contre, elle réfléchit, calcule son budget et se décide. Lorsqu'elle vient pour payer, elle se rend compte qu'elle a perdu son sac à main. Elle appelle son mari pour venir à sa rescousse, ça ne répond pas. Elle appelle sa meilleure amie et n'obtient aucune réponse non plus. Le commis lui demande si elle veut la faire mettre de côté. Elle répond, non impossible, j'en ai absolument besoin pour ce soir. Il faut que je trouve un moyen.

 

Le temps passe et toujours pas de réponse au téléphone. Elle décide de piler sur son orgueil et appelle ses parents pour leur emprunter de l'argent. Son père lui répond: "bien sûr, je vais te rejoindre". Au bout d'une heure elle reçoit un téléphone de son père qui est tombé en panne avec son auto. N'en pouvant plus d'attendre, elle décide d'aller rejoindre son père pour l'aider, et bien sûr, pour avoir le montant d'argent nécessaire. Prise dans son empressement et son obsession, elle revient enfin avec l'argent; elle avait oublié qu'on était mercredi soir et que le magasin fermait à 6 heures. Désarrois, le magasin était fermé.

 

Lorsque nous tenons tête à la vie, elle nous ferme les portes et nous nous contentons de fausses sécurités, de ce qui nous est connu (un confort connu), de nos fausses croyances et impressions, de ce que nous désirons. Nos désirs ne nous appartiennent pas. Ils nous sont prêtés par la vie pour évoluer et nous apprendre à nous en détacher. Alors la vie nous donne plus que ce que nous nous attendions. "Si tu n'attends rien de moi, tu auras tout"! Voilà une phrase qui m'en fait baver, mais que j'aime bien, car je crois sincèrement qu'elle est le résultat du processus de détachement (peut-être même d’un lâcher prise) et de l'ouverture de notre conscience.

 

Mon thérapeute me disait au début de mon traitement, que le jour où je lâcherai prise, que je me décramponnerai et les cadeaux de la vie ne seront plus calculables. Il ajoutait que de toute façon, mon inconscient m'amène à vivre ce processus de détachement, que je m'y oppose ou non. Celui-ci est plus fort que ma volonté. L'inconscient ne juge pas les conséquences de notre refus. Il agit de toute façon sans nous demander la permission. Il créera toutes les situations propices à notre libération consciente.

 

Le refus de lâcher la planche du tremplin et de sauter dans l'eau, engendre la souffrance, le mal et la maladie que nous connaissons si bien depuis plusieurs milliers d'années et que nous reproduisons de génération en génération. Voilà ce que veut dire pour moi d'accepter la volonté de Dieu, c'est-à-dire d'obéir à mon processus inconscient de guérison et de réalisation.

 

                                                                                                                      Gilles

 

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