Décider le bonheur

 

Le bonheur, c’est de prendre soi-même les décisions pour sa

   vie plutôt que de laisser les autres décider pour soi-même.

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Il n’y a pas de plus belle pratique pour la santé mentale que de

marcher dans les sentiers de notre cœur. Prendre le temps de

sillonner les lois de l’univers pour les comprendre, les assimiler et

les intégrer réclame de notre part une grande ouverture d’esprit sur

l’invisibilité de la vie. En fait, le bonheur ne repose peut-être que

sur cette simple décision : Laisser la vie s’épanouir en nous ou la

bloquer. Spirituellement, nous pourrions dire : Confier la totalité de

sa vie à une puissance supérieure plutôt que de nous acharner à

vouloir la contrôler pour que les choses se passe comme nous le

voudrions. Et lorsque les pommiers seront en fleurs à l’intérieur de

nous… Que se passera-t-il?

       

                   

 

Avant d’atteindre un bas fond, nous nous allions longtemps à notre

colère refoulée depuis la petite enfance pour résister à voir et sentir

nos blessures. Du noyau mère-enfant, dès la naissance, voir même

dès la conception, jusqu’à la mort, nous accumulons un grand nombre

de frustrations finissant par créer des amas de stress, que nous

appelons : blocage émotif. Ces amas empêche l’énergie de circuler

librement dans notre corps créant toutes sortes de malaise, de mal

de vivre, nous rendant la vie lourde et désagréable. L’impatience, le

désespoir, la crainte, la peur ou haine, ne sont là que quelques-uns

des résultats entraînés par ces blocages.

 

Le plus triste est de voir ces gens qui ont refoulé tant de colère en

eux, s’inventant des rôles et jouant tant de jeux pour trouver le

bonheur. Ils se vendent une foule de fausses idées et de faux

scénarios par dénie, pour fuir leur réalité. C’est triste, parce qu’à

les voir et à les revoir, nous découvrons en eux tout le potentiel et

les talents nécessaires pour nous inspirer les plus belles œuvres du

monde, mais au fond d’eux-mêmes, ils ne sont pas heureux, c’est

la déchéance, le chaos, le vide. Ils parcourent de relation en

relation afin de trouver le bonheur, prennent des temps d’arrêt

pour mieux recommencer, puis trébuchent et finisse bien souvent

par se résigner à une relation malsaine pour le reste de leur vie;

relation leur apportant une fausse sécurité et un faux bien-être.

Et ils meurent heureux de leur vie et heureux de leurs enfants,

remerciant leur conjoint avec qui ils ont fait toute cette route.

 

J’ai beaucoup de respect pour tous ces gens qui veulent être heureux

et trouver le bonheur. Peu importe où ils le cherchent, c’est

tellement beau de les voir, ces petits êtres fragiles, chercher cette

belle sécurité, ce beau bonheur. Ils finiront peut-être un jour, s’ils

ne meurent pas, ne se ferment pas à double tour ou ne tombent pas

malade, après avoir vécu de durs coups, par le trouver en eux, en

cet endroit vital où il se cache!

 

En ce sens, trouver le bon ou la bonne partenaire amoureux(se)

est-il concrètement possible si nous n’avons pas décidé de chercher

le bonheur au bon endroit? Cherchons-nous la bonne personne dans

l’écho et l’issu de nos bassesses, de notre égo-ïsme, de contrôle,

en vivant sur notre pouvoir? Où trouver cette âme charmante, sinon

en nous-mêmes? Oui, en nous-même, là où elle se refuge et nous

attend. Nous devons re-trouver, créer, développer en nous-mêmes

et pour nous-mêmes, tout ce que nous recherchons chez l’autre.

Sinon, nous ne le trouverons jamais, à aucun endroit sur cette

planète, ni même de l’univers. Nous recherchons de façon névrotique

ce que nous sommes pour le guérir en s’en libérer. Nous ne pouvons

dévier du chemin de la nature, de notre nature réelle. De plus,

trouver la bonne personne passe par l’acceptation de nos blessures,

de notre souffrance, de nos comportements, de nos mécanismes de

défense et de tout ce qui est bon en nous… Par l’acceptation totale

de nous-mêmes finalement. Comment pouvons-nous oser croire un

instant que la nature nous laisserais trouver quelqu’un dans notre vie

amoureuse ou amicale qui serait meilleur que nous? Aussi sommes-

nous conscient de notre cheminement de vie réel? Ainsi, nous

chercherions à nous retrouver et à nous vivre à travers l’autre dans

un élan de dépendance affective ou d’envie! Nous ne trouverions pas

cette autonomie en nous-mêmes nécessaire à notre construction et

notre vie adulte.

 

Devant cette conviction, l’autre ne peut en aucun temps nous bâtir

à notre place. Il peut contribuer à notre abaissement comme à notre

épanouissement, mais ne pourra jamais le faire à notre place. Ainsi,

sommes-nous les créateurs de notre malheur comme de notre

bonheur. Toutefois, nous ne pouvons empêcher l’autre de nous faire

mal physiquement ou sexuellement, ni nous sentir coupable de nos

manques vécu de l’âge du bébé jusqu’à notre vie adulte. Nous sommes

des êtres limités en ce sens. Malgré tout, si nous ne sommes pas

responsables de ces chocs physiques, affectifs ou sexuels, nous

avons la responsabilité de nous réhabilité! Personne ne pourra le faire

à notre place. Nous ne pouvons nous apitoyer sur notre sort sans

engendrer une négativité destructrice en nous-mêmes. Nos émotions

refoulées passe par la révision de nos blessures et de nos

souffrances avec le mal que ça nous fait vivre! Plus nous résistons et

plus ça nous fait mal. Moins nous résistons et moins ça nous fait mal.

De toute façon, nous n’avons guère le choix pour être heureux que de

passer par d’autres voies que la réhabilitation et une saine

transformation de notre être.

 

           

 

Il y a tant d’Illusions qui nous amènent à croire que nous

avons enfin trouvé le bonheur; que de thérapies qui nous exploitent

en nous faisons croire que nous ne sommes pas obligés de souffrir

pour évoluer. Pourtant, tous les grands psychologues qui se tiennent

parlent de l’importance de vivre ce feu sacré déchirant qui nous

habite et nous fait mal. Plusieurs personnes nous propose un bonheur

facile ou des moyens plus faciles pour y arriver. Une question

s’impose : Pouvons-nous éviter de souffrir pour nous transformer

afin de trouver le bonheur et la paix intérieure?

 

 

Je n’ai plus de respect pour ces charlatans et manipulateurs qui

s’improvisent thérapeutes et qui nous montrent des chemins ancrés

dans la glaise. Bien sûr, il y en a quelques bons sur le lot, un faible pourcentage. C’est pour cette raison qu’il est requis de faire une

bonne enquête en plusieurs sources avant de faire confiance à une

personne ou un groupe de personnes. Ne soyons pas naïfs. Il y a de

l’abus et de la méchanceté dans le monde, plus que nous le croyons.

Le gouvernement devrait-il être plus stricte vis-à-vis les nouvelles

voies de guérisons proposées depuis 30 ans pour nous guérir

physiquement ou mentalement? Personnellement, je crois que la

faute n’appartient à personne… Une société évolue naturellement

et tous les individus participent à cette belle évolution. Certains

évoluent en exploitant les faiblesses des autres, certains en faisant

un bien réel autour d’eux, certains en faisant un cheminement

professionnel et sérieux sur eux-mêmes, certains en atteignant le

« bas fond » dans leur vie et en faisant du dénie, se repliant sur

eux-mêmes ou se courbant sur les autres, jusqu’à ce qu’ils ne soient

plus capables de jouer des jeux de victime, d’apitoiement, de prière

séductrices, de compulsions à répétitions, de continuer de nier, en

fait, en refusant de vivre et de laisser sortir leurs émotions

refoulées.

 

Tout est! Il n’y a pas d’évolution possible sans revivre et libérer ces émotions souffrantes (ce que certains appellent : Blocage affectif.

Nous nous bloquons émotionnellement en essayant de forcer notre

destin ou en essayant de tout régler orgueilleusement par nous-

mêmes. Nous cumulons ainsi de grands stress. Il ne faut pas croire

qu’une personne malheureuse, qu,elle en soit conscience ou non,

puisse trouver l’âme sœur, quel qu’en soit notre croyance, sans vivre

un certains nombres de deuils. Parfois, nous sommes tellement

convaincu que notre couple et notre vie familial irait mieux si l’autre changeait, que nous essayons de le motiver dans ce sens. Ainsi, nous l’étouffons parfois lentement, parfois rapidement et contribuons à

renforcer ses défauts de caractères. Nous y croyons au point…

D’oublier qui nous sommes réellement. L’autre devient un voile pour

nous-mêmes. C’est plutôt notre vision des choses et nos propres comportements que nous devons changer. Quel qu’en soit les raisons,

c’est nous qui décidons de rester ou pas dans une relation.

 

                              Rien dit moi!

 

En plus de souffrir pour libérer ces émotions, la vie nous bouscule

pour nous tenir debout devant l’autre, devant ses crises vis-à-vis

nos changements, crises intolérables de coupure de l’intimité et de

la complicité, de froideur, de manipulation, etc.… Lorsque l’autre

est bloqué émotionnellement, il développe une vision fausse de nous

et de la réalité. Il nous voit selon son schème de pensée. Une

réplique fréquente est celle-ci : Tu me projètes ta souffrance, tu

es manipulateur, tu n’es pas la bonne personne pour moi, etc.…Toutes

ces phrases capables de semer le doute dans notre esprit et de

diminuer notre estime. Les mécanismes de manipulation et de

défense d’une personne sont si déroutant et si puissant, que nous

pouvons avoir de la difficulté à nous y retrouver et à voir ce qui

est vrai ou ce qui est faux…

 

                 

 

Et pourtant… La force de l’amour nous habite! Mais le mal en nous

se déguise parfois avec de faux costumes d’amour et de compassion. ,

certains nous font croire qu’ils sont de bonnes personnes cheminant

dans la paix, munies d’une plus grande conscience et essayant

d’aider les autres… Mon Dieu ! De quoi devenir fou ! De quoi s’y

perdre ! Mais où est donc la vérité? Où et en Quoi pouvons-nous

donc remettre nos espoirs et notre confiance? Vaut-il mieux

préserver nos acquis, nos biens et les personnes nous entourant ou

est-ce mieux d’essayer de trouver la bonne personne pour nous avec

qui partager sainement notre vie et nous épanouir? Oh ! Lala !

Enfin ! Peut-être vaut-il mieux, parfois, un moment de répit, le

temps d’une petite compulsion et de refaire ses forces, prendre du

recul et réfléchir un peu avant d’agir, afin d’éviter de me retrouver

à nouveau dans l’abîme…

 

N’étant pas capable de m’aimer, l’amour devient souffrant pour moi

plutôt que libérateur et constructif. Dans cette voie de réflexion,

je dois prendre conscience de mes états d’ivresse mentale (appelé

par certains individus : Nuage rose (pink cloud). Comme les premiers

mois de l’amour ressemble à cet état d’ivresse mentale, jusqu’à ce

que nous reprenions conscience de nos émotions refoulées,

consciemment ou  inconsciemment, nous devons bien comprendre le

sens du mot amour… Pour nous rendre compte que l’autre nous a

caché de grands secrets sur lui-même, sur elle-même.

 

Cette nouvelle chance de bonheur qui nous soulageait, nous

Réconfortait, nous donnait l’impression d’être envie et heureux…

Oups !… Se transforme rapidement en un combat intérieur qui nous

amène à faire face à nos blessures et celles de l’autre, afin de les

prendre en charge. Si je m’accroche à cette chance de bonheur et

que j’en fait dogme, je m’accroche à mes blessures et livre combat

à celles de l’autre. Je fuis ainsi mes émotions, les bonnes comme les mauvaises, et je ne les vis pas. Je deviens dépendant de l’autre

pour être bien et heureux. Combien tombent malades ou dépressifs

à essayer de se mouler aux faux bonheurs des autres pour trouver un peu de plaisir et de satisfaction, parfois même à en perdre la raison ou la

vie. Nous livrons alors un double combat : Le nôtre et celui avec

l’autre. Oufff! Cela devient pesant, lourd, essoufflant et

« déchrissant », engendrant une vie guerrière peu reposante.

 

            

 

Avec le temps, j’ai compris que si j’accepte l’inacceptable, je me

manque de respect et d’amour. De là l’importance de développer le discernement nécessaire à voir ce qui me détruit et le courage de

ne plus me détruire ou de ne plus me laisser détruire. Lorsque

l’autre se bloque, c’est qu’il souffre, qu’il est perdu, qu’il force son

destin ou celui de l’autre, etc. Lorsqu’il accepte le synchronisme de

Dieu, de la vie, dans son existence, il commence à débloquer. Mais

tout ne réside pas dans la spiritualité. L’équilibre de notre vie

physique et psychologique nous est nécessaire  pour développer et

maintenir une juste et saine spiritualité. Tout dans ma vie, doit se

dérouler le plus naturellement possible pour que la graine d’amour

semé en nous par notre force supérieure puisse prendre racine en

notre cœur et s’implanter à travers nous.

 

Chacun développera à son rythme son potentiel ou atteindra son bas

fond. Cependant, n’attends pas d’être trop blessé avant de t’aimer

et de prendre ta vie en main, avant de construire en ton germe une

saine autonomie. En tout cas, une chose est certaine, c’est que je

ne peux décider du sort que me réserve mon destin, qu’il soit positif

ou négatif.

 

Sans lui ou elle, j’existe toujours. Je prends conscience que je n’ai

jamais été le second, mais un être unique qui a comme première

option d’obéir à la vie pour être bien et heureux. Et je dois

m’efforcer de développer un vigoureux discernement, indispensable

à repérer mes vrais besoins des faux, la bonne personne à qui obéir…

Est-ce que suis en train d'acquiescer à Dieu ou à Satan? En

d’autres mots, la vie aspire à débloquer les émotions refoulées de

l’être humain qui l’éteigne à petite dose.

 

 

Je me répète par désir d’honnêteté et par conviction, nous

souffrons généralement jusqu’à ce que nous acceptions d’être

consumé par notre souffrance, sceau de nos peurs. C’est un choix

à faire lorsque nous en avons pris conscience, que d’accepter d’obéir

au cours naturelle de la vie ou de continuer d’essayer de décider et

de contrôler notre vie par nous-mêmes.

 

Mais pour nous aider à lâcher prise, les croyances les plus populaires

de l’heure sont-elles les meilleures voies vers le bonheur? Que

devons-nous croire pour nous aider? Actuellement, avec le contrôle

des médias, il nous est difficile de prendre position vers une voie ou

l’autre. La désinformation nous rend plus instruit, mais nous permet-

elle une meilleure compréhension de la gestion de nos émotions?

Lorsque nous empruntons une voie de bonheur, en connaissons-nous l’aboutissement? Est-ce un mirage? Où mène cette voie? Quel

bonheur achetons-nous? Un bonheur matériel? Un bonheur

superficiel? Un bonheur réel? Un bonheur vrai? Un bonheur qui

nourrit notre cœur? Et que sont vraiment toutes ces voies de

bonheur? Les connaissons-nous vraiment? Pour quelles raisons les

choisissons-nous?

 

Se choisir soi-même, en fait, s’aimer, s’accepter, se respecter et

rétablir un sain équilibre en nous, est pour moi la première voie

universelle de bonheur, hors de toute croyance sociale ou religieuse.

Et puis, en prenant accès à notre propre intimité, découvrirons-

nous peut-être quelque chose de puissant en nous, peut-être même

une force supérieure à notre volonté humaine?

 

Écouter notre être dans son ensemble ne serait-il pas, de plus, une indication précise pour trouver notre propre voie, notre propre

mission dans l’univers, mission sans doute bien humble, parce qu’au

yeux de Dieu, rien n’est grand et rien n’est petit. Tout est! Notre

être ne connaît-il pas instinctivement les chemins naturels de la

vie? Nous sommes nature, nous sommes donc un avec la nature.

C’est pourquoi il nous appartient de mieux connaître la nature, notre

propre nature humaine. Et cette acquisition de connaissances est

beaucoup plus simple que plusieurs le croient. La vie est très simple

et peu souffrante lorsqu’on la comprend. Mais si difficile à vivre et

assumer lorsque nous en ignorons le sens et le fonctionnement réel.

 

               

 

Notre bonheur ne repose donc que sur une seule décision : Accepter

d’obéir à la vie, à la nature et de construire dans le bien ou choisir

de lui désobéir, de lui manquer de respect et de la détruire. S’il

existe réellement un libre arbitre, c’est ici seul qu’il repose, dans

une seule décision à prendre qui changera toute notre vie. Simple

hein? Une seule petite décision… Une seule… Pourquoi est-elle si

difficile à reconnaître et à prendre? Pourquoi est-ce plus difficile

de choisir le bien plutôt que le mal? Pourquoi est-ce plus difficile

de construire que de détruire? Pourquoi est-ce plus difficile de nous

choisir plutôt que de choisir l’autre?

 

Voilà une autre réflexion pour nous aider à mieux comprendre nos mécanismes de défense et éviter de continuer de nous baigner dans

la souffrance, de nous nourrir de notre souffrance, toutefois, sans

tomber dans l’ivresse mentale. Je vous laisse réfléchir sur le sens

et la place concrète que peut prendre l’ivresse mentale dans chacun

des domaines de votre vie. Qu’est-ce que c’est au juste? Et

comment cette ivresse est-il un ennemi redoutable pour nous et

notre entourage?

                                                          Gilles

 

                  

 

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