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de l’enfant intérieur

 

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Gilles

Auteur du site

 

 

« Tant qu'on a des projets, on n'ouvre pas la porte à la mort. »

 

                                                                                             Gilles Vigneault

                                                                                   

 

Bonjour,

 

J'habite au Québec et j’ai 44 ans. Au coeur de la quarantaine, je commence à voir les choses sous un autre angle. Je me pose beaucoup de questions et je tente d’y répondre. J’ai l’impression de vivre une seconde crise d'identité, comme si mon adolescence s’actualisait dans ma vie adulte. Présentement, j’en suis à ouvrir mon cœur et à me libérer. Quel chanceux que je suis ! Si je pouvais m’apprécier à ma juste valeur ! Parfois, nous cherchons à être autre chose que ce que nous sommes, pensant illusoirement que jouer un autre personnage nous rendra plus heureux. Plonger dans notre essence, c’est vivre au-delà de nos espérances.

 

J’ai créé ce site pour partager mes connaissances avec vous dans le domaine de la psychologie et de la spiritualité. Je ne suis pas psychologue. Je suis un autodidacte formé par l’école de la vie. Les écrits que je vous présente s'ajoutent au réseau de connaissances et de divertissement de l'Internet. Ils sont sans prétention, une accumulation de connaissances en psychologie et d’expériences de vie.

 

Je suis animé par un désir de participer à l’éveil de conscience qui s’actualise en ce début du troisième millénaire. À mon avis, nous vivons les préliminaires d’une relation amoureuse entre l’être humain (le corps) et sa source (son âme). C’est un éveil important qui nous conduit sur le chemin d’une réalisation honnête de soi-même. Ressentir toutes les sensations de notre corps et de notre âme dans la réunion de nos contraires, ne serait-ce pas là la plus belle histoire d’amour que l’être humain n’ait jamais vécu? Pourtant, nous continuons de rechercher à vivre cette histoire amoureuse à travers l’homme ou la femme idéal(e) qui nous fera jouir très fortement et très amoureusement ! Miam ! Enfin ! Je l’ai trouvé ! C’est le bon ou la bonne… Et je la ou le perd… Pourquoi ? N’était-ce pas là un profond attachement à un objet de désir longuement convoité et non de l’amour? Nous projetons souvent nos fantasmes conscients ou inconscients sur l’autre, voilant ainsi la vraie personnalité de l’autre.

 

Je crois sincèrement que nous devons apprendre à faire la différence entre l’amour désirant et l’attachement désirant. L’amour est une cause de bonheur. L’attachement est une cause de souffrance. Lorsque l’attention inapproprié cesse d’agir, les masques tombent, la réalité de l’autre fait surface, entraînant déception, colère et tristesse.  La dépendance affective est un refus de détachement de l’objet de désir et entraîne de nombreux comportements dysfonctionnels. Ainsi, un éloignement de notre soi véritable. Lorsque nous cessons d’aimer et d’apprécier l’autre pour le bonheur et le bien-être qu’il nous apporte, nous commençons à nous aimer nous-même et à trouver notre propre bonheur et bien-être en nous-même, plutôt que dans l’autre. C’est à ce moment seulement que peut débuter un véritable amour.

 

Nous projetons sur l’autre ce désir d’être pleinement amoureux de nous-même. Cette projection donna certains résultats satisfaisants, pour un certain temps, si nous observons l’histoire amoureuse de nos grands-parents par exemple. Ces derniers vivaient dans une stabilité de croyances et de règles de vie beaucoup plus grande que la nôtre, leur permettant ainsi de vivre cette illusion plus ou moins sainement. Dieu n’était pas encore mort. Il agonisait, tout comme il agonisa à plusieurs époques de l’existence humaine. Heureusement, il revient toujours à la vie. Cependant, notre réalité est bien différente aujourd’hui. Nous nous sommes peut-être endormis avec Dieu. Voici les paroles d’une amie :


 
« Je réfléchis tout haut me demandant comment se fait-il qu'il y ait encore des guerres, encore de la pauvreté, encore et encore, etc.  Sincèrement, je pense que les êtres humains ne sont pas encore prêt au véritable amour.  Le véritable amour
arrive le jour où nous abandonnons tous nos mécanismes de défense, qu'on
s'accepte tel qu'on est, que la différence ne vient plus exciter nos fausses
vérités.  Pour faire court à ma réflexion, alors que nous sommes liés au
monde entier, même au cosmos, à l'infini, je me pose cette question : Comment deux êtres déséquilibrés, (je m'inclus), peuvent-ils vivre en harmonie quand la planète est à l'agonie ?
Pour être en harmonie, il faut un environnement en harmonie.  Ce qui
n'est pas le cas.  Alors, dans le fond tout le monde est bon, mais le
(MAL) qui nous habite, cette souffrance refoulée de cette vie et de nos
pères/mères, frères/sœurs, nos côtoient tous les jours, tout comme le
non-dit jusqu'à Adam et Ève (au sens figuré).
Nous sommes une génération qui est venu penser, réfléchir et nettoyer tous
ces mythes, ces archétypes, ces secrets, etc. Notre responsabilité est
grande et parfois insupportable.  Tout comme le dit Nietzsche, Jung, Freud,
Platon, Socrate, etc. ... DIEU EST MORT.
Nous sommes livrés à nous-mêmes pour démêler qui nous sommes vraiment dans
ce monde de consommation, dans ce monde endormi où tout à été dit et que
rien n'a été compris. »

 

Lorsque cette amie dit que Dieu est mort, elle exprime que nos conceptions divines essayant de répondre à l’archétype religieux inné de notre inconscient ne répondent plus à la vitesse de notre évolution. Nous vivons actuellement l’un des plus grand vide existentiel de l’humanité. Nos conceptions de Dieu sont désuètes. Nous devons espérer que certains penseurs arriveront à combler ce vide. Où est réellement Dieu aujourd’hui ? Plusieurs disent qu’il est à l’intérieur de nous et que nous sommes une partie de Dieu. Bof ! Est-ce vraiment là, la finalité de l’existence ? Cette façon de percevoir Dieu est-elle LA solution à nos difficultés de vie ! Devons-nous en rester là ? Peut-on aller plus loin que cette pensée ? Pouvons-nous la dépasser ?

 

À mon avis, Dieu n’est vivant que dans la seconde existentielle, là où tout existe, c’est-à-dire dans le moment présent. En dehors de cette seconde, Dieu n’est pas. Alors, oui, en ce sens, Dieu meurt avec nos illusions. Il ressuscite dans le vide créateur de notre esprit… Cet espace inconnu que même des penseurs comme Albert Einstein n’ont su découvrir ni combler. Qui le réussira ? En attendant, hors de toutes croyances, créer un support énergétique d’amour, de chaleur et de compassion en nous-même semble être la meilleure solution à notre anxiété, angoisse et sentiment de vide. Faisons confiance à notre inconscient qui nous guide bien.

 

La vivacité de notre inconscient et de l’inconscient collectif nous appelle à devenir des messagers de l’amour, de l’amour de soi, non d’un amour narcissique, non d’une oublie de soi malsain qui aiderait l’autre « manipulateur » à s’agiter.

 

Notre propre pouvoir est lumière, mais peut aussi devenir sombre ou noir. C’est ainsi que certaines religions, multinationales, mafia ou crime organisé, sectes, etc., tentent de canaliser nos forces vitales à des fins de compulsion. Ces derniers nous orientent faussement. Nous devons faire la différence entre nos pulsions de vie et nos compulsions de mort, afin de retrouver un équilibre de vie sain. Car pulsion égale créativité ; Compulsion égale destruction, autodestruction et mort.

 

Notre inconscient est cet instinct de survie qui pousse en nous comme une graine voulant devenir une superbe plante à la surface. N’éteignons pas cette créativité qui nous habite. Le pouvoir guérisseur de l’inconscient est d’abord en nous tous. Laissons-le jaillir et nous en vivrons des effets bénéfiques insoupçonnés.

 

Cependant, il nous est difficile d’accepter d’être soumis à la force de notre inconscient. Nous pouvons lutter contre lui jusqu’à épuisement physique, psychologique ou psychique, finalement jusqu’à la mort. En contre partie, nous pouvons accepter de croire que l’inconscient cherche à compenser pour nos blessures et nos manques. Ce dernier crée alors des situations appropriées à notre évolution. Et puis, que nous le voulions ou non, il est aussi souffrant de sortir le pu de notre cœur que d’un bouton infecté. Plus nous résistons et plus ça nous fait mal.

 

Il ne nous suffit toutefois pas de croire qu’il nous faille souffrir pour devenir bien dans notre peau et nous épanouir. Il faut aussi savoir profiter de nos moments de santé quotidiens, physiques, psychiques et mentaux, sans nous accrocher les pieds à un nuage rose d’ensorcellement (communément appelé « pink cloud » ou « ivresse mentale »), de possession et de passion négative (l’attachement malsain) ou de fausse proximité (fausse  complicité), c’est-à-dire d’être près de l’autre pour combler ses besoins de façon narcissique (donc en siphonnant l’autre, parfois consciemment, parfois inconsciemment).

 

Je vous souhaite une journée formidable, remplie d’agréables moments 

tout simple mais si beaux!

 

                                                                               Gilles

                                                                                              

 

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