Poème de Henri Michaux:

« AGIR, JE VIENS »


 

Il faut d'abord que surgisse mon démon

Afin qu'apparaisse mon ange.
Poussant la porte en toi,

Je suis entré.
Agir, je viens.
Je suis là.
Je te soutiens.
Tu n'es plus à l'abandon.
Tu n'es plus en difficulté.
Tes difficultés tombent comme des ficelles déliées.
Le cauchemar d'où tu reviens hagarde n'est plus.
Je t'épaule.
Tu poses avec moi le pied

Sur le premier degré de l'escalier
Sans fin qui te porte
Et te monte
Et te calme,
Jusqu'aux confins de tes horizons,
Jusqu'aux confins de ta mémoire obscure,
Jusqu'au cœur de l'enfant de tes rêves,
Poussant des nappes d'aises;
J'afflue.

Réflexion

 

On dirait que nos plaies sont béantes, visibles par tous… Est-ce parfois ainsi ? Pourquoi les gens aiment-ils nous faire du mal ? Quel est leur intérêt ?

 

 

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